Devrait-on interdire le droit de grève dans le transport en commun ?

Soumis par Lawrence le dimanche, 24 octobre, 2004 - 12:21 Analyse
ÉconomieMouvements sociauxDivers

Depuis hier, les chauffeurs d'autobus du Réseau de Transport de la Capitale (RTC) sont en grève privant ainsi entre 40 000 et 60 000 utilisateurs de service.

Pour plusieurs, on devrait interdire tout simplement le droit de grève dans le transport en commun, je serais d'accord avec cette affirmation s'il n'existait pas d'autres alternatives à envisager, puisque le problème n'est pas que les chauffeurs soient en grève, mais beaucoup plus le fait que le Conseil des services essentiels n'ait pas des politiques plus strictes envers les fournisseurs de services publics.

En effet, à chaque fois que les chauffeurs tombent en grève, on a des services essentiels qui ne tiennent pas compte des nouvelles réalités quotidiennes, car de nos jours il y a de plus en plus de travailleurs qui ont des emplois atypiques et on privélégie davantage le service aux fonctionnaires et aux étudiants aux détriments des autres utilisateurs de service.

En ce qui me concerne, lorsqu'il y a un conflit de travail les grèvistes doivent avoir la sympathie du public et les chauffeurs cette fois-ci ne pourront jamais avoir ma sympathie ou celle des utilisateurs en raison qu'ils veulent avoir la parité salariale avec Montréal, et je dois appuyer le maire Lallier dans sa décision de refuser la demande des chauffeurs.

On ne peut pas comparer les salaires entre les chauffeurs de Québec et de Montréal, il n'y a pas le même bassin de population pour pouvoir absorber ces hausses salariales et les services sont différents.

Re: Devrait-on interdire le droit de grève dans le transport en

by Anonyme on 30 octobre, 2004 - 11:35Score: 1

J'ai écouté une émission hier midi sur TQS-Québec où l'on parlait de la grève des chauffeurs d'autobus, il y a un intervenant qui a appelé pour dire qu'il avait payé seulement la moitié du tarif de transport et le chauffeur lui a demandé de payer le plein tarif, sur ce il a refusé disant qu'il avait seulement la moitié d'un service, alors il ne payait que la moitié du prix.

Le chauffeur a alors immobilisé l'autobus jusqu'à ce qu'un inspecteur soit là pour résoudre le problème avec le client, ce qui a retardé les autres passagers, puisqu'il a fallu une vingtaine de minutes pour l'inspecteur d'arriver sur les lieux.

Définitivement, les chauffeurs et leur syndicats méritent le prix bollo.

Re: Devrait-on interdire le droit de grève dans le transport en

by Sylvie on 24 octobre, 2004 - 20:48Score: 2

Salut Lawrence,

Je ne sais pas trop ce qui se passe à Québec étant pas mal dans le fin fond ouest des États-Unis ;-) mais quand même, il y a une chose que je comprends jamais dans les grèves des transports en commun. Et pourtant, j'ai une solution en tête qui me revient sans cesse et je me demande bien pourquoi cela ne se passe pas comme ça...

Donc, je ne crois pas qu'on doive interdir le droit aux moyens de pressions. Cependant, je me demande comment les chauffeurs pensent avoir l'appui de la population en arrêtant les services aux usagers...

À ce que je sache, ce n'est pas sur les usagers qu'ils veulent faire pression mais bien sur leurs patrons... Alors pourquoi faire chier les usagers??? Ok, cela fait parler d'eux, ça les rend visible, ce sont de bonnes raisons... Mais cela ne règle pas le problème de la haine des usagers...

Ma solution est toute simple: qu'ils cessent de faire payer les usagers!!! Les usagers seront très contents, les patrons pas. Ca rejoint tout à fait la problématique de base et c'est tout simple. Eh puis, pour la publicité et la visibilité, je crois que cela serait aussi bon!

Bref, à chaque fois ça m'enrage... et je ne comprends pas...

 

Re: Re: Devrait-on interdire le droit de grève dans le transport

by Lawrence on 24 octobre, 2004 - 22:28Score: 1

C'est certain que ce serait toujours une solution possible au problème des grèves dans le transport en commun, j'ai appris que cela s'était déja fait en France, cependant à Québec, je ne sais pas jusqu'à quel point que ce serait réalisable.

Les personnes qui paient habituellement par billet et en monnaie pourraient prendre ce moyen de pression, mais qu'est-ce qui se passe avec les personnes qui utilisent les laisser-passer mensuel puisque leurs passages se trouvent déjà payés?

En attendant le conflit ne se rêgle pas, et même si la société de transport a promis de donner des escomptes à l'achat des nouveaux laisser-passer, les montants qui seront remboursés ne couvriront même pas les inconvénients rencontrés par les usagers, comme cela risque d'être le cas avec moi.

Oui, je pourrai prendre l'autobus pour aller travailler parce que les services essentiels doivent être couverts entre 15h00 et 18h00, mais quand je finirai à minuit, je n'aurai pas le choix de prendre le taxi au moins 2 soirs par semaine, puisque le restant de la semaine je peux m'arranger avec d'autres employés.